Une soirée ciné et métal au métropolis (pop corn non inclus)

Pour commencer le weekend du Heavy Mtl, les organisateurs nous proposaient vendredi une soirĂ©e cinĂ©-mĂ©tal. Concept vraiment cool qui nous permettait de voir deux documentaires sur des bands mĂ©tal en plein MĂ©tropolis, suivi d’une pĂ©riode questions-rĂ©ponses avec un des band et les rĂ©alisateurs.

Le premier film prĂ©sentĂ© Ă©tait Anvil! The story of Anvil. Un documentaire qui porte Ă©videmment sur le groupe de mĂ©tal canadien Anvil. On suit le band dans sa quĂŞte de retrouver un contrat de disque. C’est un peu le monde Ă  l’envers, parce que normalement ont est habituĂ© de voir des jeunes essayer de se trouver un contrat, mais eux en fait c’est l’inverse. Ils ont eu un contrat, le perdent dĂ» Ă  un
manque d’intĂ©rĂŞt. On les voit donc envoyer des dĂ©mos, jouer dans des crappys club ou dans des festivals pourris. On voit que les gars qui habitent dans des p’tites maisons en banlieue de Toronto avec leur femme, leur enfant et se promène en Chevrolet Astro. Ă€ 20 ans, tu te dis, ça va passer, mais eux ont 50 ans pis cherche encore Ă  faire leur place et comme ils le disent si bien : « I want to be a Rockstar. »

Pour la pĂ©riode de question, c’est les trois gars de Anvil qui Ă©taient sur place. Ça nous a permis de comprendre ce qu’Ă©tait devenu Ivan qui jouait de la guitare avec eux, il a simplement arrĂŞtĂ© de se pointer, et le band de leur cĂ´tĂ© ne l’ont pas rappellĂ©. Pas très compliquĂ©. Le groupe a ouvert pour plusieurs dates de la dernière tournĂ©e de AC/DC et nous confiait qu’il rĂŞve de faire la mĂŞme chose avec Motörhead maintenant. Finalement Ă  LA question que tout le monde se pose : Comment se pogner un bon contrat de disque…Anvil nous dit que ça prends un bon manager, ce qui va assurer une bonne promo des albums, une bonne tournĂ©e. Il mentionnait aussi que les tĂ©lĂ©chargements est une bonne chose selon eux, car ça remet la musique entre les mains des bands plutĂ´t que des grosses compagnies.

Pour la suite et la conclusion de cette article…c’est par ici sur Soundbeatmag.com

Dimanche Ă  Heavy Mtl

La deuxième journĂ©e commençait pour moi Ă  14h45 avec Shadows fall. Après les avoirs manquĂ©s Ă  MontrĂ©al et Ă  QuĂ©bec avant Mötley CrĂĽe, au Rock Im Park de NĂĽremberg et au Sonisphère de Jonschwill, j’ai enfin rĂ©ussi Ă  voir les gars de Airbourne en show. Ils arrivent sur scène 5 minutes en retard et courent comme si leurs vies en dĂ©pend un peu partout sur le stage. Vraiment cool de voir devant moi l’image classique du band avec O’keefe en chest avec sa guitare blanche. Il monte mĂŞme dans les pilones en bordures du stage un moment donnĂ© pour faire en solo in the air….vraiment cool…

Un de mes bands pesant prĂ©fĂ©rĂ© Ă©tait next avec les gars de Hatebreed qui embarquaient sur la scène Jäger. Quoi dire d’autres que du bruit parfaitement exĂ©cutĂ©, les huges classiques Perseverance et I will be heard sous le soleil et surtout que c’est bon de les revoir Ă  MontrĂ©al. Les gars sont vraiment badass sur scène mĂŞme en prenant de l’âge, moi je n’essaierais pas de les faire chier en tout cas.

J’ai quittĂ© Hatebreeed pour dĂ©couvrir In the Moment qui jouait sur la 3e scène. Un band de mĂ©tal qui utilise une fille que s’habille Ă  la Lady Gaga comme chanteuse. L’annonce dans le programme laissait sous entendre quelque chose de malade, finalement c’Ă©tait bien ordinaire. Je donne quand
mĂŞme une mention d’honneur Ă  Maria Brink (la chanteuse) pour avoir le guts de chanter avec un suit aussi laite.

DE passage pour une troisième fois au QuĂ©bec depuis janvier, Alexisonfire Ă©taient les suivants sur la scène principale. Un peu dĂ©cu, je dois avouer. Ça commençait en feu avec une p’tite impro musicale qui devenait Young Cardinals, mais au lieu de continuer le pied dans le fond, ils ont dĂ©cidĂ© d’ajouter des tounes plus relax au setlist. Juste The Northern qui avait dĂ©capĂ© au Centre Bell avait pris
des airs molos. On aurait pris des tounes qui brassent plus, mĂŞme du dernier album comme Emerald Street ou Midnight Regulation.

Avengend Sevenfold Ă©tait ensuite au programme. C’est au moment oĂą j’ai vu une entrevue avec eux pour la sortie du clip avec le solo en chaps sur le tombeau, et que le band dĂ©clare que Guns N’ Roses n’Ă©tait pas une influence que j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas les Ă©couter. Comme ils sont lĂ  et moi aussi, pourquoi pas les Ă©couter un peu, et finalement ça rockait pas pire. Les gars se la joue un peu, mais bon c’est des rockstars. Je connaissais une couple de chanson, mais pas assez pour m’avancer sur
la setlist. En revanche, je vous confirme qu’il y avait de la pyro partout, que les filles Ă©taient folles, et que le band n’a pas fait de cover de Guns.

C’est ensuite Motherfuckin Rob Zombie qui prenait le relais, et c’Ă©tait de loin LE meilleur show de tout le festival. Je pensais que Cooper avait amenĂ© son coffre Ă  jouet, et bien Zombie avait apportĂ© le grenier au grand complet avec lui. 3 Ă©crans supplĂ©mentaires sur le stage, des steps en avant que les 3 gars puissent jouer plus haut pour ĂŞtre vu et un drum encaster montĂ© de 12 pieds dans les airs et insĂ©rĂ© entre les Ă©crans. Zombie nous pique en nous disant, presque entre chaque chanson, qu’on est pas assez bruillant, qu’il a dĂ©jĂ  vu ça au Texas, Jersey etc juste pour attirer les cris et les applaudissements. Il se paie mĂŞme une descente en bas de la scène pendant le solo de fou de John 5. On a mĂŞme eu droit Ă  un solo de drum, jusque lĂ  rien d’anormal, mais quand le nouveau drummer est Joey de Slipknot, ça donne un sale solo. Plusieurs chansons avaient d’ailleurs des diffĂ©rences dans les lignes de drum. Quelques chansons ordinaires rĂ©ussies Ă  faire leur chemin jusqu’au setlist de mĂŞme que Super-Charger Heaven, More Human Than Human et Thunderkiss 65 de l’Ă©poque White Zombie. Un spectacle vraiment plus au point offert par Zombie que par celui de la dernière tournĂ©e.

La journĂ©e se terminait au son de Korn. Oui il existe encore, non le chanteur n’est pas mort (rumeur entendu souvent au festival) c’est juste un des guitaristes et le drummer qui sont partis. C’est bizarre
aussi de les revoirs, surtout que je ne les ai pas Ă©coutĂ© depuis des annĂ©es. RĂ©sultat, quand ils jouent des nouvelles tounes c’est ordinaire, voir mĂŞme long par moment, surtout en fin de festival, mais les classiques rentrent toujours autant. Korn c’est une rythmique qui ne pardonne pas si les gars ne sont pas tights, mais pour ça par exemple, le band Ă©tait vraiment lĂ . Reste Ă  voir si je serai prĂŞt Ă  payer pour les voirs au Centre Bell par exemple…

Samedi Ă  Heavy Mtl

Un petit samedi bien tranquille comparĂ© Ă  la grosse journĂ©e que dimanche nous rĂ©servais, mais bon on Ă©tait tellement content de retrouver une Ă©dition de Heavy Mtl en ville qu’on fait juste tripper.
Vraiment cool en plus cette annĂ©e, le site avait pleins de kiosques comme Jäger qui avait une tente lounge + un tente Ă  autographe avec des bands, Roadrunners Records qui vendait de la merch et offrait aussi des sĂ©ance d’autographe, Budweiser avait amenĂ© un jeu de soccer et de basquette pas mal cool Ă  essayer en Ă©tat d’Ă©briĂ©tĂ©.

Premier show de la journĂ©e, la belle rouquine Melissa Auf der Maur. Premièrement, je dois avouer que le show Ă©tait pourri raide. Je sais pas de qui c’Ă©tait la faute, mais c’Ă©tait très dĂ©sagrĂ©able. Sinon
c’Ă©tait un bon set, avec en majeure partie du nouveau stock. Elle s’est mĂŞme permis un cover de Type-O Negative pour rendre hommage au dĂ©funt Peter Steele. Un p’tit 30 minutes qui a passĂ© beaucoup trop vite, Ă  quand un show solo Ă  MontrĂ©al ???

Les prochains Ă  mon programme sont le vieux roublard de Anvil. J’ai vu leur film hier au cinĂ©-mĂ©tal, donc j’Ă©tais bien prĂŞt pour eux. Je dirais que leur prestation Ă©tait correct. Genre de band que tu vois en première partie. La musique est bonne, c’est un bon show, mais il manque le petit cĂ´tĂ© oh yeah.

Une lĂ©gende du rock elle-mĂŞme nous faisais l’honneur d’ĂŞtre en ville pour le festival, motherfuckin Rob Halford. Juste pour le voir au moins une fois sur un stage ça vallait la peine. J’ai toujours trouvĂ©
qu’il avait l’air gai (je sais qu’il l’est, mais son suit), mais finalement live dans un show c’est pas si mal. Je connais pas trop son oeuvre solo, mais c’Ă©tait un bon show bien rĂ©tro.

C’Ă©tait les gars de Slayer qui embarquaient après. Comme je vous ai dĂ©jĂ  dit, je pourrais pas vous expliquer pourquoi, mais moi pis Slayer on n’est pas des amis. Je sais pas si on s’est chicanĂ© quand
j’Ă©tais jeune ou quoi, mais pas capable. J’ai Ă©coutĂ© leur set d’une oreille, peut vous dire qu’ils ont Seasons in the Abyss cover Ă  cover au grand bonheur de plusieurs de leurs fans.

La sorcière des années 70 Alice Cooper est ensuite venu nous divertir. Divertir est bel et bien le mot, parce que chaque chanson avait sa cascade. De la chanson chanté dans une camisole de force, à la
pendaison jusqu’au buchĂ©. Il faut se rendre Ă  l’Ă©vidence que malgrĂ© son âge avancĂ©, Alice trip vraiment fort Ă  « jouer » le personnage. Pour ceux qui l’ont dĂ©jĂ  vu, pas vraiment rien de nouveau. Je dois avouer que j’ai adorĂ© aussi le fait que le stage soit rempli de fumĂ© en tout temps, qui rendait la chose un peu mystèrieuse, mais surtout très crypy.

C’Ă©tait Ă  Megadeth que revenait l’honneur de nous border avant le retour Ă  la maison. Que dire de Megadeth Live. C’est pas Metallica donc les gars bougent plus ou moins. Comme je vous disais Dave Mustane regarde jamais ou presque la foule quand il chante ou joue de la guitare, et parle très peu entre les chansons. Parlant des chansons, c’est vraiment lĂ  que le show est cool. Comme Slayer l’avait fait 2h plus tĂ´t, Megadeth avait dĂ©cidĂ© pour le show de MontrĂ©al de jouer l’album Rust in Peace au complet. Pas mon prĂ©fĂ©rĂ©, donc pas content de la dĂ©cision, mais quand mĂŞme les classiques Ă©taient au rendez-vous.

Les suggestions de Rodge pour Osheaga

Encore cette année Osheaga nous propose une programmation de feu. Sérieux, plusieurs choix déchirants sont en vue, plusieurs découvertes à venir et on espère du soleil, on reste dealable pour du temps gris, mais pas de pluie. Voici les bands que je vous suggère de ne pas manquer si vous allez au festival.

Commencons avec les party warmup qui font partie de la série Osheaga en ville. Je veux surtout vous parler du spectacle avec Isis de Thunderheist, Parlovr, Sean Nicolas Savage. Le show est au Café Campus est à l’avantage principal d’être Gratis. Juste à titre de découverte Parlovr ça vaut la peine. Si vous avez un peu plus de blé, je vous conseil aussi YOAV le mercredi au Club Soda pour 25$ et évidemment l’after-party par excellence de votre samedi soir est au Métropolis avec Chromeo. Ça c’est un 25$ bien investit par exemple.

Si on se dĂ©place Parc Jean-Drapeau pour le main event. Samedi, je dois avouer que je connais presque pas un band. Je sais pas contre que je ne manquerai pas Owen Pallett (14h10) dont le plus rĂ©cent album fait partie de la short list du Polaris music prize. Je vous dirais que K’naan (16h50) ne doit pas ĂŞtre mĂ©chant, sa toune Waving Flag pour la World Cup n’ est pas dĂ©gueux avant d’être surexposĂ©. Il a quand mĂŞme Kirk Hammet de Metallica comme collaborateur. Une suggestion un peu plus pour les lectrices du blog avec Keane (18h20). Je vous suggère vraiment fortement de dĂ©couvrir Marie-Pierre Arthur (19h00) si ce n’est dĂ©jĂ  fait…elle est juste incroyable. Évidemment, je vous suggère de ne pas manquer Pavement (19h15). Pour terminer, c’est Arcade Fire qui sera LE band de la soirĂ©e (21h30)

Pour la deuxième journĂ©e, et dernière du Osheaga, je vous avise que ça chauffe et s ’est chargĂ© pas Ă  peu près. Premier band au programme Roger sont les gagnants des Francouvertes 2009 et band Ă  dĂ©couvrir de l’annĂ©e, Ariel (14h). Le bum de bonne famille du New-Jersey de The Gaslight Anthem (15h) vont ensuite ĂŞtre en vedette sur la scène principale. Pas besoin de bouger, juste Ă  tourner votre tĂŞte un peu sur votre droite pour voir le show de Ariane Moffat (15h40). Ne manquer pas ensuite un des meilleurs duo du rock n’ roll par les temps qui court, en plus qu ‘ils sont rarement Ă  MontrĂ©al, The Black Keys (16h20). Si vous ne connaissez pas, Get into it, parce que dans 2-3 mois vous allez capoter d’avoir manquer ce show lĂ . C’est ensuite le moment jazz du weekend avec Charlie Winston (17h). Après un peu de jazz, du ska peut-ĂŞtre ??? Et bien ça tombe bien c’est The Cat Empire (17h45) qui va embarquer pour ceux qui vont vouloir continuer Ă  bouger un peu. La plus grosse surprise e st assurĂ©ment celui qui gagne haut la main Ă  trouver l’intru au Osheaga, Snoop DO double G (18h35). Pour l’avoir vu Ă  quelques reprises, si vous ĂŞtes des fans de l’album Doggystyle comme moi, vous allez juste CAPOTER.

Parlant de capoter, c’est Ă  partir de maintenant que le double booking, mĂŞme le triple booking commence. Ă€ 19h The Jon Spencer Blues Explosion ET Pawa Up First qui commence leur set pour 45 mintues et 30 minutes respectivement. En Ă©coutant 20-25 minutes de Pawa, vous dĂ©collez et pognez la fin de Jon Spencer et vous avez deux pas pire bands derrières la cravate. Si on retourne au gros stage, Snoop est suivi par Metric (19h35). Programmation de flamme oblige, choix dĂ©chirant entre l’indie-rock de Metric, le folk de Frank Turner (20h) et le grunge classique de Sonic Youth (20h15). Comme si ce n’Ă©tait pas dĂ©jĂ  suffisant, Deadmau5 (20h35) embarque sur le stage après Metric, mais en mĂŞme temps que Turner et Youth). Comme ils sont LE band du dimanche, Weezer (21h45) est disponible, mais je vous recommande vraiment pas ça. Si vous hĂ©sitez pour autre chose, vous avez une chance de vous en sortir, prenez lĂ . J’ai vu ce band lĂ  2 fois en show, et je vous jure que LES 2 sont dans le top 3 des plus poches. Tounes pareilles comme sur le disque, aucune prĂ©sence sur scène, aucun effets..bref, je vais avoir besoin de me faire convaincre. Si vous en avez assez du cauchemar Weezer, allez voir Tim Barry (22h20), ça ne risque pas de vous dĂ©cevoir.

Bon Osheaga, on se voit sur la bute.

Horaire des groupes du festival
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