Roger : On fait parti des chanceux qui ont pu écouter l’album d’avance et je dois te dire que j’ai eu deux coups de cœur instantanés : Bobbie et Grandes jambes.  Je trouve que tu commence a développer plus ton côté folks pis c’est super agréable, est-ce que c’est quelques chose que t’essaie de faire de plus en plus ?
Fred : Ben, écoute, c’est peut-être plus sur le dernier disque pis j’avais envie de prendre une guit acoustique, y’a des tounes aussi plus heavy, mais j’avais le goût.
Roger : Tu commences aussi à raconter plus des histoires dans tes textes, est-ce que c’est parce que t’es plus à l’aise avec ça ? T’aime mieux ça ?
Fred : J’ai essayé de  plus assumer le côté auteur-compositeur . J’avais envie de pas être en jeu. Mes premiers disques étaient plus introspectifs pis là , je voulais voir plus… faire vivre des affaires mais à travers des personnages.
Roger :  Dans ton processus de création comment ça se passe ? Parce que tu joues de presque tous les instruments…
Fred : Je joue beaucoup. En fait, j’ai commencé à enregistrer l’été passé à mon chalet. Là , j’étais tout seul . Je monte des tounes, je les enregistre, je fais la prise de son, je joue un p’tit peu, je l’écoute, je rejoue, je taponne, je fais avancer les tounes. Des fois, on est moins d’dans. Dans ce temps-là , on essaie d’écrire des tounes pour prendre ça plus relax. Mais je relance un peu les choses, pis des fois j’arrive pis je pense à quelqu’un pour jouer telle toune avec moi. Des fois, je travaillais avec juste un batteur pis on essaie de développer la toune, parce que c’est jeune, les tounes sont nouvelles, elles n’ont pas de vie pis on essaie de les jouer. On a fait ça à mon chalet et à mon local à Montréal, assez rustique.
Roger : Mais à force de travailler tout le temps tes chansons comme ça, à quel moment du tu te dis « OK, là c’est prêt c’est le temps c’est là qu’on arrête » ?
Fred : C’est jamais prêt tu sais, t’as un deadline pis faut que tu sortes, t’essaie de pas trop enculer les mouches comme on dit, mais faut que ça sorte.  Tu règles les cas plus urgents quand t’arrives vers la fin d’un album, même en mixant si y’a quelque chose que j’aime pas. Si j’ai envie de refaire la basse, ben je la refais. Ça me donne une raison de pratiquer!
Roger : Je sais aussi que t’es parti en tournée avec Thomas Fersen en Europe, quand tu fais ce genre de participation avec d’autres bands, est-ce que c’est comme des vacances pour Fred Fortin ?
Fred : Ben forcĂ©ment, c’est sur que tu tombes dans un autre mood. Tout le long que j’enregistrais  le disque, j’avais la tournĂ©e avec Thomas pendant une pĂ©riode de 3 semaine – 1 mois pis lĂ je revenais, je retravaillais, je repartais.   Â
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Roger : Avant de te laisser, comme l’album s’appelle Plastrer la lune, on va te faire passer le quiz sur la lune.
Roger : Es-tu un gars dans la lune toi, lunatique ??
Fred :  Oui.. ben oui!
Roger : En tant que interprète en plus?
Fred : Oh oui, c’est souvent le cas, tu me parles j’écoute pas lĂ , ça m’arrive… ma blonde me le dit souvent en t.k.!
Roger : Qui est ton meilleur ami entre le soleil et la lune, lequel te vois le plus ?
Fred : Oh boy, les astres , je dois dire le soleil, on en a besoin pas mal, la lune a l’air plus superficielle si on veut.  Sérieux, j’aime ben le soleil, pis j’aime ben la lune, la nuit.
Roger : T’es un gars de nuit ?
Fred : Chu un gars de jour de nuit, tant que le moteur y’a du jus dedans.
Roger : Toi, t’es riche comme Guy Laliberté demain matin, tu y vas sur la lune ?
Fred : Non, je pense que j’aurais la chienne… Moi ça me brûle du fuel un peu aller dans l’espace. J’aime ça contempler avec un télescope, mais c’est sûr que ça doit être un feeling incroyable, mais je suis pas certain que je voudrais y aller.
Roger : Ah oui, tu regarde les étoiles au télescope ??
Fred :  Ouin, j’ai fait ça souvent au Lac!
